Formation des femmes de Kourientine en production d’huiles essentielles

Publié le 27 Octobre 2018

Formation des femmes de Kourientine en production d’huiles essentielles

Il y a un peu plus d’un an, la cagnotte Leetchi (article ici) à laquelle certains d’entre vous aviez participé nous avait permis d’acheter l’hydro-distillateur pour initier notre activité expérimentale de production d’huiles essentielles dans le village de Kourientine. En mars dernier, Isabelle, de l’association Les Amis des Savanes, était venue en personne m’apporter la machine et réaliser les premiers tests (article ici). Malheureusement, nous n’avions pas encore collecté assez d’argent pour réaliser l’ensemble du projet comme nous l’avions pensé au départ…

C’est grâce à l’appui financier de la commune de Schaerbeek en Belgique (que nous saluons chaleureusement au passage) que nous avons pu organiser, en ce mois d’octobre, une formation pour les femmes du village. L’objectif était de former 10 femmes du groupement villageois à l’utilisation de l’hydro-distillateur, et de réaliser un échantillonnage de 4 huiles essentielles pour analyse auprès du laboratoire de l’Université de Gembloux.

C’est cette même université qui nous mit en rapport avec l’Institut de Technologie alimentaire (ITA) de Dakar afin de trouver un formateur qualifié. Car une des missions de l’ITA est de répondre à l’appel des populations locales dans le cadre des projets de développement. C’est le Docteur ElHadji Barka Ndiaye, jeune chimiste originaire de la région de Kaolack, qui nous fit l’honneur de venir réaliser ces 3 jours de formation, dont voici le compte rendu en image.

Notre formateur, Dr ElHadji Barka NDIAYE

Notre formateur, Dr ElHadji Barka NDIAYE

Une première formation pour Kourientine

Depuis l’annonce de la future formation, tout le village était en effervescence. Car de mémoire du chef de village, il n’y avait encore jamais eu de formation pour les populations locales à Kourientine depuis la fin de l’époque coloniale. Difficile à croire, lorsque l’on connait le nombre d’ONG et de projets œuvrant au Sénégal ! Mais des petits villages reculés comme Kourientine restent encore en dehors de ce circuit classique d’aide au développement…

Il nous fallut donc, Moussa et moi, bien préparer les villageois à participer à un tel événement. Réunion des femmes, comité d’organisation, désignation des participantes, sélection de volontaires pour la cuisine et le ménage… Moussa eu même la bonne idée de regrouper les maris afin de leur expliquer les activités du groupement des femmes et s’assurer de leur soutien. Ces derniers furent très heureux de la nouvelle, même s’ils étaient aussi un peu jaloux !

Comme le groupement des femmes n’avaient encore jamais réaliser d’activité de ce genre, il fallut également prévoir d’acquérir quelques matériels de base pour le travail en commun. Un petit tour à Tamba me permis d’acheter tout le nécessaire (bassines de toutes tailles, bols, couteaux, nattes, chaises…) que je remis au groupement la veille de la formation. Même si cela n’a l’air de rien, les femmes étaient très heureuses car jusqu’à présent elles n’avaient gagné autant de matériel. Du coup, de mon côté, j’ai gagné une séance de peinture gratuite afin de taguer tout le matériel au nom du GIE (couteaux inclus), car il était inconcevable d’égarer la moindre partie de ce trésor !

Matériel offert au groupement des femmes
Matériel offert au groupement des femmes

Matériel offert au groupement des femmes

Les participants

Pour des contraintes de place (la formation allait se dérouler chez moi, dans mes petites cases de 4x4m), nous avons limité le groupe à 10 femmes parmi les 50 du groupement. Les femmes choisirent entre elles qui aurait la chance de participer, en prenant soin de sélectionner les femmes qui n’avaient pas de bébé… ce qui ne fut pas facile à trouver ! Ce premier groupe sera par la suite amené à apprendre aux autres, petit à petit, pour inclure la totalité des femmes. Parmi elles se trouvaient la présidente Adama Cissoko, la vice-présidente Fatou Soukho, ainsi que la secrétaire Néné Sylla, la seule femme du village à parler français.

En plus de ces 10 femmes, nous avons invité quelques partenaires de la région afin de réfléchir au futur développement de l’activité :

  • Abdoulaye Sarr, mon voisin maraîcher bio et apiculteur à Gouloumbou et représentant de le réseau des Agroécologistes sans Frontière
  • Hamady Dandio, jeune producteur de film œuvrant également dans la protection de l’environnement et représentant l’association Kambeng de Dar Salam (Niokolo Koba)
  • Rouguiatou Sy (Savonnière), et Néné Kane (Stagiaire en développement durable) représentant l’ONG ICD Afrique et l’association Am be Koun de Tambacounda.
Première matinée théorique. Malheureusement le vidéoprojecteur était trop puissant pour mes batteries solaires et il ne dura que les premières minutes ! Bien tenté quand même…

Première matinée théorique. Malheureusement le vidéoprojecteur était trop puissant pour mes batteries solaires et il ne dura que les premières minutes ! Bien tenté quand même…

Choix des plantes

Pour cette formation, nous avons dû sélectionner les 4 premières plantes qui feraient l’objet d’une analyse chimique, pour déterminer le chémotype des espèces distillées et s’assurer de la qualité des huiles essentielles produites. En fonction des résultats, nous saurons quelles applications nous pourrons en faire : aromathérapie, cosmétique, alimentaire…

Le choix s’est donc porté sur 3 plantes facilement accessibles localement : la menthe poivrée, le basilic africain et l’herbacée sauvage Hyptis suaveolens. La 4e plante choisie fut l’eucalyptus, issu du seul arbre situé au village, qui était la seule autre plante aromatique disponible à cette saison. Bien sûr, nous ne nous limiterons pas à ces 4 première plantes, et nous testerons de nouvelles plantes dès qu’une occasion se présentera, en privilégiant bien sûr les espèces locales et non menacées afin d’avoir un impact environnemental le plus faible possible.

Menthe poivrée (espèce à confirmer). Son huile est très efficace contre les maux de tête. Testée et approuvée par tout le village !

Menthe poivrée (espèce à confirmer). Son huile est très efficace contre les maux de tête. Testée et approuvée par tout le village !

Basilic africain (espèce à confirmer). le basilic est notamment très efficace pour traiter les maux de ventre, et en massage il agit positivement sur le système nerveux..

Basilic africain (espèce à confirmer). le basilic est notamment très efficace pour traiter les maux de ventre, et en massage il agit positivement sur le système nerveux..

Hyptis suaveolens. Espèce très abondante aux propriétés insecticides reconnues, et qui pourrait également avoir des propriétés antibactériennes et anti-inflammatoires.

Hyptis suaveolens. Espèce très abondante aux propriétés insecticides reconnues, et qui pourrait également avoir des propriétés antibactériennes et anti-inflammatoires.

Eucalyptus camaldulensis (espèce à confirmer). Cette espèce pourrait s’avérer très intéressante en aromathérapie. Elle pourrait également avoir un débouché commercial important au pays et remplacer l’Eucalyptus importé si ça teneur en Cinéole est suffisamment importante, et que sa teneur en composés toxique est faible.

Eucalyptus camaldulensis (espèce à confirmer). Cette espèce pourrait s’avérer très intéressante en aromathérapie. Elle pourrait également avoir un débouché commercial important au pays et remplacer l’Eucalyptus importé si ça teneur en Cinéole est suffisamment importante, et que sa teneur en composés toxique est faible.

Récolte et préparation des plantes

La première étape fut de récolter et préparer les plantes choisies pour la distillation. Un petit tour au jardin et près du fleuve nous permis de récolter rapidement une grande quantité de plantes, puis de les laver, les découper et les sécher à l’ombre. Bien sûr, un grand soin doit être porté au choix des plantes afin de maximiser la production d’huiles essentielles : feuilles propres et saines, tiges fleuries. Le lavage rapide permet ensuite d’éliminer la poussière, les insectes et les autres impuretés. Le découpage permet et d’améliorer le séchage et plus tard l’extraction des huiles. Le séchage permet de concentrer les huiles, de diminuer le volume et donc de mieux remplir la cuve pour un meilleur rendement. Il est possible de distiller les feuilles fraîches (notamment lorsque l’on a de grosses quantités et peu de place de stockage) mais il est préférable de sécher un minimum. Il est aussi possible de faire sécher complètement les plantes et des les stocker en fut pour une distillation future.

Récolte de l’Hyptis

Récolte de l’Hyptis

Abdoulaye Sarr explique à Néné comment il se soigne avec l’hyptis 😉

Abdoulaye Sarr explique à Néné comment il se soigne avec l’hyptis 😉

Fatoumata Fofana, 20ans, la plus jeune du groupe

Fatoumata Fofana, 20ans, la plus jeune du groupe

Fatou Soukho et Néné Sylla

Fatou Soukho et Néné Sylla

Barka supervise la récolte

Barka supervise la récolte

Hamady, Néné et Barka veillent à la qualité des Hyptis récoltés

Hamady, Néné et Barka veillent à la qualité des Hyptis récoltés

Tri des feuilles d’Eucalyptus

Tri des feuilles d’Eucalyptus

Les feuilles jaunies ou tâchées sont éliminées, ainsi que la plupart des graines.

Les feuilles jaunies ou tâchées sont éliminées, ainsi que la plupart des graines.

Lavage des feuilles d’Hyptis dans 2 bains d’eau fraîche.

Lavage des feuilles d’Hyptis dans 2 bains d’eau fraîche.

Découpe des feuilles de basilic sous la supervision du chef Djambala qui ne manque pas une miette de la formation !

Découpe des feuilles de basilic sous la supervision du chef Djambala qui ne manque pas une miette de la formation !

Découpe des feuilles d’Eucalyptus

Découpe des feuilles d’Eucalyptus

Séchage des feuilles d’Eucalyptus sur une natte. Les feuilles sont très résistantes et ne s’abîment pas au sol. La natte est placée à l’ombre la journée puis rentrée dans une case la nuit pour éviter la réhydratation.
Séchage des feuilles d’Eucalyptus sur une natte. Les feuilles sont très résistantes et ne s’abîment pas au sol. La natte est placée à l’ombre la journée puis rentrée dans une case la nuit pour éviter la réhydratation.

Séchage des feuilles d’Eucalyptus sur une natte. Les feuilles sont très résistantes et ne s’abîment pas au sol. La natte est placée à l’ombre la journée puis rentrée dans une case la nuit pour éviter la réhydratation.

Séchage de l’Hyptis sur moustiquaire. Les feuilles d’Hyptis, de menthe et de basilic étant très fragiles, il est nécessaire de les placer sur une moustiquaire sans qu’elles se touchent.
Séchage de l’Hyptis sur moustiquaire. Les feuilles d’Hyptis, de menthe et de basilic étant très fragiles, il est nécessaire de les placer sur une moustiquaire sans qu’elles se touchent.

Séchage de l’Hyptis sur moustiquaire. Les feuilles d’Hyptis, de menthe et de basilic étant très fragiles, il est nécessaire de les placer sur une moustiquaire sans qu’elles se touchent.

Distillation

Après la sortie botanique, nous voici maintenant en plein « TP chimie ». L’hydro-distillateur a été installé dans ma miellerie, en attendant que nous puissions construire un local spécifique. Le matériel provient de la Verrerie de laboratoire Lesaint basée à Clermont-Ferrant. Le planning étant serré, notre objectif était de faire 2 distillations par jour pendant les 2 jours de pratiques.

J’avais déjà réalisé 2 extractions en Mars, sur les conseils de Yves et Isabelle, mais je me posais beaucoup de questions techniques pour rendre la distillation la plus efficace possible : comment remplir la cuve correctement, comment régler la au mieux la vitesse d’extraction, comme limiter les pertes par évaporation… Heureusement, Dr Barka avait soutenu sa thèse il y a quelques mois seulement sur la production d’huiles essentielles (notamment d’Eucalyptus), il sut apporter toutes les réponses voulues et nos savoirs se complétèrent parfaitement.

Miellerie transformée en distillerie pour l’occasion. Les ruches font office d’étagères et de bancs.

Miellerie transformée en distillerie pour l’occasion. Les ruches font office d’étagères et de bancs.

Les 4 distillations se déroulèrent sans problème, avec des rendements plus ou moins important selon les plantes. Notre facteur limitant fut de maintenir l’eau du réfrigérant la plus froide possible, car mon frigo ne fournissait pas de glace suffisamment rapidement pour notre rythme de travail soutenu. Nous avons donc pu obtenir en 1 distillation pas espèce : 5ml de menthe, 5ml d’hyptis, 8ml de basilic et 21ml d’eucalyptus. Selon les espèces nous avons également récupéré entre 200 et 700ml d’hydrolat (eaux florales) que nous comptons bien valoriser d’une manière ou d’une autre, en cosmétique par exemple.

Ces différences s’expliquent par la teneur en huile de chaque plante, de la masse distillée et du degré de séchage. Un échantillon de 3ml de chaque huile sera donc envoyé rapidement au Laboratoire pour analyse, ce qui nous permettra de savoir quelles applications nous pourrons en faire.

Barka explique le montage de l’Alambic

Barka explique le montage de l’Alambic

Le plus dur fut de comprendre comment fermer la cocotte-minute Seb de ma tante Chris !

Le plus dur fut de comprendre comment fermer la cocotte-minute Seb de ma tante Chris !

Remplissage de la cuve

Remplissage de la cuve

Hyptis au 2/3 de la cuve

Hyptis au 2/3 de la cuve

On attend la première goutte…

On attend la première goutte…

Et l’huile commence à s’accumuler dans l’essencier

Et l’huile commence à s’accumuler dans l’essencier

C’est le moment du photo reportage

C’est le moment du photo reportage

Même Djambala filme la distillation avec son tout nouveau Smartphone

Même Djambala filme la distillation avec son tout nouveau Smartphone

Pour avoir une idée de la durée idéale de la distillation, Rouguiatou et Néné mesurent chaque 10min la quantité huile extraite.

Pour avoir une idée de la durée idéale de la distillation, Rouguiatou et Néné mesurent chaque 10min la quantité huile extraite.

Huile essentielle de Menthe. L’huile est la partie surnageante légèrement colorée et l’eau florale est située en dessous.

Huile essentielle de Menthe. L’huile est la partie surnageante légèrement colorée et l’eau florale est située en dessous.

Huile essentielle d’Hyptis.

Huile essentielle d’Hyptis.

Formation des femmes de Kourientine en production d’huiles essentielles
Huile essentielle de menthe, qui sera prélevée à la pipette pour être mis en flacon

Huile essentielle de menthe, qui sera prélevée à la pipette pour être mis en flacon

Bilan de la formation

A l’issu de ces 3 jours de formation marathon, je crois que nous pouvons dire que nous avons atteint très honorablement nous objectifs. Les 4 plantes ciblées ont étés distillées avec succès, en quantité suffisante pour une analyse immédiate. Les femmes du groupement ont été très dynamique (malgré un petit problème de ponctualité matinale…) et intéressée par l’activité. Elles se préparent déjà à récolter de grandes quantité d’hyptis. Il faut notamment saluer l’implication de Néné Sylla, sans qui la mobilisation des femmes n’aurait pas été aussi forte, et qui a su m’épauler dans l’organisation de la formation. Les hommes aussi ont montré leur intérêt en passant régulièrement voir l’avancée des travaux, comme le chef Djambala, mon voisin Fousseyni et l’Imam Sow. Mon mari Moussa a comme à son habitude été sur tous les fronts, en traduisant en pulaar et en Sarakolé tout en continuant ses obligations quotidiennes (pêche, jardin…). Nos invités furent je crois très contents de la formation, et je pense bien de nouveaux projets communs sortiront de cette première activité.

Le fruit de notre travail

Le fruit de notre travail

La vice-présidente Fatou Soukho et la présidente Adama Cissokho

La vice-présidente Fatou Soukho et la présidente Adama Cissokho

C’est pendant la fin de la distillation de l’Eucalyptus que naturellement le chef a prononcé le discours final, dont je vous fais un petit résumé car les paroles africaines sont toujours pleines de bons sens. Pour lui, cette formation est un très bon présage. C’est la première fois qu’une telle activité est menée en impliquant directement les villageois. D’autres projets étaient venus à plusieurs reprises (production de riz et de bananes), mais ils étaient portés par des privés et impliquaient peu ou mal les villageois. Ils n’ont finalement jamais duré et le village n’en tira aucun bénéfice. Alors qu’aujourd’hui, nous apportons du matériel pour eux, nous leur donnons les rennes et l’opportunité de produire des médicaments naturels qu’ils pourront utiliser directement. Djambala rappela un vieux présage du grand marabout de Gounasse qui prédit à plusieurs reprise un grand avenir pour Kourientine, que d’autres villages de la zone n’auraient jamais. Ce petit projet sera-t-il le déclencheur d’un développement durable et équitable du village ? Rendra-t-il d’une certaines manière réelle la prédiction du grand Marabout ? Il ne tient finalement qu’à nous de le mener à bien, à nous et à nos enfants… et c’est en cela que le village doit tout faire pour scolariser ses enfants et les encourager à étudier pour qu’ils puissent demain s’ouvrir au monde extérieur, comprendre les enjeux actuels et aider à prendre de bonnes décisions.

Son discours fut chaudement applaudi par le groupe et renforcé par Barka qui insista sur l’importance de l’éducation. C’était je dois dire particulièrement fort et émouvant de voir un jeune et brillant chercheur, fraîchement diplômé d’une université sénégalaise et issu d’un petit village de brousse comme Kourientine, partager sa passion et encourager les jeunes dans leurs études. Nous lui souhaitons à lui aussi beaucoup de réussite dans sa carrière !

Notre grand formateur Barka, heureux de son séjour au village

Notre grand formateur Barka, heureux de son séjour au village

Promis, il reviendra nous voir très vite !

Promis, il reviendra nous voir très vite !

En tout cas les femmes dansent déjà pour son retour !

En tout cas les femmes dansent déjà pour son retour !

Et maintenant ?

Nous attendons bien sur avec impatience les résultats du laboratoire… mais d’ores et déjà les femmes ont commencé la récolte de l’Hyptis afin de le sécher et de le distiller plus tard en saison sèche, après la récolte des champs d’arachide. Nous arrosons abondamment la menthe et le basilic, et avons repiqué quelques pieds de Lippia (une autre plante aromatique très intéressante) trouvés en brousse. Les femmes prépareront chacune un carré de jardin chez elles afin de cultiver ces plantes et en avoir en abondance.

De mon côté, avec l’association Les Amis des Savanes, nous devrons voir comment compléter rapidement le petit matériel de laboratoire pour faciliter notre travail (ampoule à décanter, éprouvettes, masques, pipettes, un réfrigérant plus grand, voire un essencier récupérant l’eau florale en continu…) ainsi que des séchoirs pour assurer une qualité optimale des plantes distillées. Il faudra également faire des démarches auprès de nos différents partenaires afin de voir dans quelle mesure nous pourrions envisager de construire une petite unité de distillation, car les femmes ne disposent d’aucun local de travail. Si certaines personnes peuvent nous aider sur l’un ou l’autre de ces points, n’hésitez pas à nous contacter !

Formation des femmes de Kourientine en production d’huiles essentielles

Avec le soutien de la Commune de Schaerbeek

 

 

Rédigé par Claire

Publié dans #Huiles Essentielles

Commenter cet article

Isabelle 03/12/2018 23:20

Coucou Claire.
Ca y est, maintenant que je suis installée dans mon nouvel appartement, j'ai enfin pu prendre le temps de lire ton article et... ça m'émeut quand même. Revoir les femmes du village qui m'avaient fait la fête et avec qui j'avais dansé, leur sourire, leur superbes tenues,... Je suis heureuse de savoir que le distillateur est entre de toutes bonnes mains et que la formation ait été donnée par Barka. Comme tu le dis bien, c'est avec des personnes qui connaissent la vie locale qu'il est important de fonctionner.
Tes photos sont - comme d'habitude - magnifiques.
Beaucoup de très bons souvenirs de mon séjour jaillissent de ton récit et de ce reportage.
Toute contente de voir aussi qu'il y a de la verdure...
Salue tout le monde de ma part : les femmes, Djambala, Moussa, les enfants,...

Philippe 27/10/2018 18:13

Merci Claire pour ce beau récit.
Avec le marabout de Gounasse je suis confiant dans le fait que ce type d'action soit le prélude d'un véritable Développement durable qui, contrairement au nôtre, sera soutenable et ne se fera donc pas aux dépends des « autres », des animaux, des végétaux, bref dans le respect de « dame Nature » et de l'humanité.
Il y a bien longtemps, participant à des actions de développement (sans majuscule) au Mali , sous forme de provocation, je prédisais une époque où des « experts villageois  » africains viendraient expliquer aux peuples occidentaux dit développés (avec un tout petit d!) comment vivre heureux sans noyer ses problèmes existentiels et sa frustration entretenue dans une surconsommation prédatrice, mais en développant un « art de vivre » sur d'autres valeurs, à l'image de ce que tu nous décris dans ton blog.
Cette époque n'est peut être pas si lointaine que çà…