Apiculture, Saison 2020-2021

Publié le 13 Octobre 2021

Apiculture, Saison 2020-2021

Alors que mon dernier article remonte déjà à plus d’un an, vous devez bien vous demander pourquoi ce long silence… rassurez-vous nous allons tous bien et je vis toujours à Kourientine. Mais il semblerait que nous soyons dans une petite bulle de distorsion du temps qui fait qu’une année passe sans qu’on s’en aperçoive ! Peut-être du fait des nombreuses activités qui se cumulent et du contexte particulier de ces derniers temps… il va être bien difficile de résumer tout ce qui s’est passé au village depuis l’arrivée de ma jument Iza l’hivernage dernier. Je vais donc commencer par un bilan de notre activité apicole, qui fait suite au « nouveau départ » (http://1ruche3pintades.over-blog.com/2020/07/un-nouveau-depart-apicole.html) annoncé l’année dernière.

Dans mon dernier article apicole, je m’étais donné 6 objectifs afin d’améliorer ma pratique, de mieux la partager, et de mieux valoriser les produits de la ruche.

 

Objectif n°1 : Tester différents modèles de ruches

Objectif n°2 : Renouveler les 12 vieilles ruches Langstroth de Moussa

Apiculture, Saison 2020-2021

Pour ces deux premiers objectifs, l’idée était de fabriquer de nouvelles ruches de modèles différents, afin de renouveler les vieilles ruches de Moussa qui devaient avoir plus d’une quinzaine d’année, et dont le bois commençait à pourrir. J’ai donc lancé un nouvel appel à parrainage et 9 nouveaux parrains/marraines ont accepté de m’aider.

Un très grand merci aux nouveaux venus : Julia (pour ces nièces Ella et Mia), Céline, Maud, Ghislaine, Martine et René, Jean, Choé et Sylvie. Grâce à eux j’ai pu financer 9 nouvelles ruches : 6 ruches Langstroth et 3 ruches Fonge.

 

Mes ruches Langstroth

Comme les vieilles ruches Langstroth de Moussa semblaient très appréciées des abeilles (je suppose que le volume de cette ruche leur convient bien), j’ai décidé de refaire des Langstroth africanisées, c'est-à-dire aux dimensions adaptées aux abeilles Apis mellifera adansonii, plus petites que les abeilles europénnes. Mes ruches ont donc 11 barrettes (et non 10 comme en Europe) avec un intercadre de 33mm. J’utilise des barrettes avec amorce plutôt que des cadres, car je ne dispose pas de centrifugeuse, que je n’ai pas envie de m’embêter avec des feuilles de cire gaufrée, et que je préfère laisser les abeilles construire leurs propres rayons. Chaque ruche possède une hausse de même dimension, un couvre-cadre en contreplaqué et un toit plat.

Mes ruches sont toujours construites en Dimb par mon menuisier Mamadou Diakhité de Tambacounda qui me fait toujours un travail de très bonne qualité. Le Dimb (Cordyla pinnata) est un arbre qui semble endémique de la zone de Tambacounda, et dont le bois dur est très résistant aux termites. Les ruches sont lourdes, ce qui est un inconvénient pour soulever les hausses pendant les récoltes.

Une ruche Langstroth complète sur 2 éléments de taille identique

Une ruche Langstroth complète sur 2 éléments de taille identique

Petite astuce pour respecter les intercadres sans crémaillère : creuser des encoches au ciseau à bois dans des tasseaux. Un travail long et fastidieux mais dont le résultat vaut le coup.

Petite astuce pour respecter les intercadres sans crémaillère : creuser des encoches au ciseau à bois dans des tasseaux. Un travail long et fastidieux mais dont le résultat vaut le coup.

Chaque élément comporte 11 barrettes, dont la rainure centrale permet de fixer une amorce de cire.

Chaque élément comporte 11 barrettes, dont la rainure centrale permet de fixer une amorce de cire.

Mes ruches Fonge

Mise au point par Christophe Fonge, apiculteur Camerounais, cette ruche est un mixte entre la ruche kenyane et la ruche Dadant. Elle est constituée d’un corps trapézoïdal de 12 barrettes, et d’une hausse rectangulaire à cadres ou barrettes selon les préférences. Vous trouverez toutes les informations précises sur cette ruche dans la fiche TECA de la FAO : Technologie de la ruche Fonge (https://teca.apps.fao.org/teca/fr/technologies/8834). J’invite d’ailleurs tous les apiculteurs à consulter l’ensemble des fiches apicoles TECA qui donnent plein de bonnes idées et des retours d’expérience du terrain, en Afrique et ailleurs dans le monde.

J’ai donc fait fabriquer 3 ruches Fonge selon les plans de son concepteur, avec l’option « tout barrettes » (on ne me changera pas !).

Une ruche Fonge complète avec 1 hausse

Une ruche Fonge complète avec 1 hausse

Les 12 barrettes du corps de la ruche sont jointives

Les 12 barrettes du corps de la ruche sont jointives

Le corps de la ruche en mode fermé.

Le corps de la ruche en mode fermé.

Ouverture du corps en retirant 1 barrette, ce qui permet aux abeilles de monter dans la hausse par les côtés. Les barrettes jointives au centre font office de grille à reine. Vous noterez que mes barrettes sont marquées par une encoche afin de pouvoir les remettre dans le même sens (la nuit lors des manipulations on s’y perd facilement !)

Ouverture du corps en retirant 1 barrette, ce qui permet aux abeilles de monter dans la hausse par les côtés. Les barrettes jointives au centre font office de grille à reine. Vous noterez que mes barrettes sont marquées par une encoche afin de pouvoir les remettre dans le même sens (la nuit lors des manipulations on s’y perd facilement !)

Ajout de la hausse sur le corps, les barrettes de la hausse sont également jointives

Ajout de la hausse sur le corps, les barrettes de la hausse sont également jointives

Réducteur d’entrée en option, mais qui me semble une bonne idée pour limiter l’intrusion des grands coléoptères qui sont très nombreux dans ma zone.

Réducteur d’entrée en option, mais qui me semble une bonne idée pour limiter l’intrusion des grands coléoptères qui sont très nombreux dans ma zone.

Je possède donc maintenant 50 ruches de 4 modèles différents :

  • 20 ruches Kenyanes
  • 13 ruches Langstroth
  • 12 ruches Warré
  • 5 ruches Fonge

 

En septembre 2020, j’ai pu participer à un webinaire organisé par mes amis Belges de Miel Maya Honing (https://www.maya.be/fr) justement sur la ruche Fonge, pour lequel j’avais préparé une petite capsule vidéo montrant les différents modèles de ruche que j’utilise. Cette vidéo est toujours disponible sur Youtube, donc si vous voulez plus de détails apicoles, cliquez ci-dessous !

Objectif n°3 : Réaménager les ruchers, trouver des sites plus favorables, mieux protéger les ruches.

Apiculture, Saison 2020-2021

Je vous avais expliqué précédemment que pour une raison inconnue, mes ruches situées au bord du fleuve ne produisaient presque rien depuis plusieurs années. J’ai donc décidé de déplacer ces ruches dans des sites plus éloignés du fleuve. Bien sûr il n’était pas question de déplacer des ruches peuplées sur le porte-bagage d’une moto, sur les pistes chaotiques à travers la brousse… cela n’a donc été possible que pour les ruches qui avaient déserté en saison sèche. Ces dernières ont alors été rapatriées au village pour entretien, avant d’être réaffectées dans de nouveaux ruchers.

J’aurais été bien incapable de sillonner le secteur à la recherche de bons emplacements, mais heureusement, Moussa est là. Moussa, qui dans sa jeunesse était le gardien du troupeau de vaches du chef, et qui connait la brousse comme sa poche ! Il m’a même montré des sites naturellement reboisés par les vaches parquées en brousse. En effet, leurs bouses contenaient de nombreuses graines de Piliostigma, dont le fruit à l’odeur de bonbon Kréma est consommé en grande quantité par les vaches, et qui ont naturellement germé après le passage du troupeau.

Justement cela tombe bien, car les Piliostigma sont aussi très appréciés des abeilles, qui ici n’en butinent pas les fleurs, mais se régalent d’une poudre recouvrant les fruits verts. Cet arbuste a la particularité de garder une grande partie de ses feuilles en saison sèche, et donc de fournir un abri ombragé pendant la période des grandes chaleurs.

C’est ainsi que nous avons créé les ruchers de Kaola, de la Montagne et du Carrefour (oui je sais, on n’a pas été très inspiré pour les noms !) entre le village et les mares, au niveau de sites non inondables mais suffisamment arborés, tout en restant accessibles à vélo. Il reste encore 3 ruches peuplées près du fleuve à qui nous donnons une dernière chance pour la prochaine récolte. Et puis il y a aussi les ruches Warré de mon terrain qui restent près du fleuve, mais que j’ai déplacées à l’opposé du canal.

Ruche kenyane parmi les premières installée, qui a gagné un petit entretien : bouchage des trous, ponçage, huilage, réduction des entrées et bâche de protection de la pluie.

Ruche kenyane parmi les premières installée, qui a gagné un petit entretien : bouchage des trous, ponçage, huilage, réduction des entrées et bâche de protection de la pluie.

Les enfants et notre âne Premier amènent nos ruches en brousse… il n’y a pas de piste, mais ça passe !

Les enfants et notre âne Premier amènent nos ruches en brousse… il n’y a pas de piste, mais ça passe !

Ruche kenyane installée sous un Piliostigma dans le nouveau rucher du carrefour.

Ruche kenyane installée sous un Piliostigma dans le nouveau rucher du carrefour.

Alors pour tous les parrains et toutes mes marraines qui se demandent où est leur ruche et si celle-ci est peuplée, voici un récapitulatif de ce mois d’octobre (P = peuplée).

Rucher du terrain : Myriam (P), Cyrille (P), Françoise (P), Pierre, Bernard, Agnès, Agathe, Nathalie, Diakhité, Michel, Florence

Rucher de l’école : Diamballa (P), Jean-guy (P), Diouloulou (P), Mobylette (P), Chloé, Jean/EPIJ, ainsi que les 7 vieilles ruches Langstroth de Moussa (P)

Rucher de Kaola Kenyane : Philippe (P), Jean-Marie (P), Sylvie, Bocar

Rucher de Kaola Langstroth : Céline (P), L’équipe Fort Boyard de Maud et ses enfants (P), Ghislaine (P), Martine et René (P), Ella (P), Mia

Rucher de la Montagne : Mame Mor (P), Le Centre de soins pour oiseaux sauvage l’Hirondelle, (P) Anne-Marie (P), Zia Chris, Fadé

Rucher du figuier : Les Allanic (P), Les deux ruches de l’école parrainées par Gabrielle (P)

Rucher du carrefour Guénoto : Didier (P), Line, Phiphi et béa, Guillaume et Camille

Ruches isolées : Magali (P), L’Eléphant de Julien et sa famille (P), Jean-Philippe (P)

 

Objectif n° 4 : Faire un suivi annuel des colonies

Apiculture, Saison 2020-2021

J’étais très motivée pour faire un suivi rigoureux de mes colonies, en allant ouvrir chaque mois quelques ruches, mais je me suis vite rendue compte que la tâche était très fastidieuse et plus difficile que prévue.

Le début du suivi en mai et juin fut assez facile car les colonies à cette saison sont plutôt peu populeuses et peu agressives. Par contre, lorsque la saison des pluies commence, c’est une autre paire de manches ! Ouvrir une ruche provoque un dérangement important avec beaucoup d’abeilles sacrifiées inutilement. Et plus la saison avance, plus l’accès aux ruches devient difficile, plus je me perds en brousse (même sur mon propre terrain, je ne suis pas douée je sais !), et moins les abeilles tolèrent notre présence. Il est souvent impossible de les approcher pour les observer de jour même avec une tenue !

Voici tout de même quelques illustrations de mon suivi et quelques constats pas toujours positifs…

Au cours de l’hivernage (juillet à septembre) les colonies se développent et sont très actives. Les abeilles sont souvent à l’extérieur de la ruche, surement pour mieux gérer la température et l’hygrométrie. Ici une Warré sur 3 éléments (Ruche de Florence).

Au cours de l’hivernage (juillet à septembre) les colonies se développent et sont très actives. Les abeilles sont souvent à l’extérieur de la ruche, surement pour mieux gérer la température et l’hygrométrie. Ici une Warré sur 3 éléments (Ruche de Florence).

Toujours pendant l’hivernage, une Warré sur 2 éléments un peu à l’étroit commence à construire à l’extérieur ! En voulant lui ajouter un 3e élément, je me suis rendue compte qu’elle n’avait pas occupé le 2e élément remplis de vieux rayons… les abeilles semblent préférer renouveler leurs rayons !

Toujours pendant l’hivernage, une Warré sur 2 éléments un peu à l’étroit commence à construire à l’extérieur ! En voulant lui ajouter un 3e élément, je me suis rendue compte qu’elle n’avait pas occupé le 2e élément remplis de vieux rayons… les abeilles semblent préférer renouveler leurs rayons !

Une jeune colonie a peuplé cette ruche Warré et en 1 mois en a rempli 2 éléments ! Malheureusement elle a construit en éventail malgré mes efforts pour leur fournir des barrettes bien espacées et des amorces confectionnées avec amour !

Une jeune colonie a peuplé cette ruche Warré et en 1 mois en a rempli 2 éléments ! Malheureusement elle a construit en éventail malgré mes efforts pour leur fournir des barrettes bien espacées et des amorces confectionnées avec amour !

Nous sommes en Novembre. Dans la même colonie, un magnifique rayon de Warré contenant à gauche du miel operculé et à droite du couvain. Les abeilles butinent les fleurs d’hyptis, il est presque temps de récolter mais il reste encore du couvain. La récolte aura lieu fin novembre début décembre.

Nous sommes en Novembre. Dans la même colonie, un magnifique rayon de Warré contenant à gauche du miel operculé et à droite du couvain. Les abeilles butinent les fleurs d’hyptis, il est presque temps de récolter mais il reste encore du couvain. La récolte aura lieu fin novembre début décembre.

Les Grands coléoptères sont présents dans presque toutes les ruches et parfois en quantité (j’ai compté plus d’une vingtaine dans une hausse. Ils mangent le miel et sont sûrement responsables d’une perte de production importante.

Les Grands coléoptères sont présents dans presque toutes les ruches et parfois en quantité (j’ai compté plus d’une vingtaine dans une hausse. Ils mangent le miel et sont sûrement responsables d’une perte de production importante.

En fin de saison sèche de nombreuses ruches désertent. Elles ne se laissent pas mourir, elles quittent la ruche à la recherche un endroit plus favorable : moins chaud, avec plus de ressources, mois de dérangement… Ici une des nouvelles Langstroth peuplée pendant l’hivernage et qui a déserté 9 mois plus tard.

En fin de saison sèche de nombreuses ruches désertent. Elles ne se laissent pas mourir, elles quittent la ruche à la recherche un endroit plus favorable : moins chaud, avec plus de ressources, mois de dérangement… Ici une des nouvelles Langstroth peuplée pendant l’hivernage et qui a déserté 9 mois plus tard.

Mois de mai. Le pire de la saison chaude. Cette ruche kenyane était trop exposée aux rayons du soleil et les rayons se sont effondrés. La colonie n’a pas eu le temps de déserter…

Mois de mai. Le pire de la saison chaude. Cette ruche kenyane était trop exposée aux rayons du soleil et les rayons se sont effondrés. La colonie n’a pas eu le temps de déserter…

Dans cette même ruche, on trouve des pontes récentes dans les alvéoles…

Dans cette même ruche, on trouve des pontes récentes dans les alvéoles…

Du couvain qui est né après l’effondrement et qui est mort de faim…

Du couvain qui est né après l’effondrement et qui est mort de faim…

Et la reine que j’ai retrouvé au fond de la ruche ! Une triste fin pour elle, mais je l’ai conservé dans un tube d’alcool pour mes formations… ce n’est pas tous les jours que l’on trouve une reine adansonii.

Et la reine que j’ai retrouvé au fond de la ruche ! Une triste fin pour elle, mais je l’ai conservé dans un tube d’alcool pour mes formations… ce n’est pas tous les jours que l’on trouve une reine adansonii.

Le mois de mai 2021 a été particulièrement difficile pour mes colonies. Heureusement, avec le retour de la saison des pluies, de nouvelles colonies sont revenus entre juin et août. Ainsi de 20 colonies en mai je suis remontée à 31 en septembre. Il reste encore 19 ruches à peupler, ce qui est normal du fait de tous les déplacements de ruche réalisé cette année. J’espère que l’année prochaine mon taux de peuplement sera proche des 100% !

Pour vous donner une idée de la rapidité du peuplement et du développement de certaines colonies pendant l’hivernage, voici quelques exemples très parlants…

La ruche d’Anne-Marie, installée dans un nouveau rucher, a été peuplée naturellement en juin (déplacement des colonies sauvages suites aux premiers orages violents de l’hivernage)

La ruche d’Anne-Marie, installée dans un nouveau rucher, a été peuplée naturellement en juin (déplacement des colonies sauvages suites aux premiers orages violents de l’hivernage)

En aout la ruche d’Anne-Marie et très populeuse et ne laisse personne s’approcher !

En aout la ruche d’Anne-Marie et très populeuse et ne laisse personne s’approcher !

La ruche Langstroth de Julia et de sa nièce   Ella a attendu toute une saison avant de recevoir sa première colonie en juillet 2021.

La ruche Langstroth de Julia et de sa nièce Ella a attendu toute une saison avant de recevoir sa première colonie en juillet 2021.

Au mois d’aout…

Au mois d’aout…

Le 5 septembre…

Le 5 septembre…

Le 10 septembre !

Le 10 septembre !

La ruche de Didier déplacée dans un nouveau rucher et peuplée le lendemain mais un énorme essaim !

La ruche de Didier déplacée dans un nouveau rucher et peuplée le lendemain mais un énorme essaim !

Objectif n°5 : Mieux valoriser les produits de la ruche

 

Après un hivernage très pluvieux, un bon développement des colonies et une bonne floraison de l’hyptis, nous avons fait une bonne récolte au mois de décembre. Un miel d’hyptis délicieux mais toujours un tout petit peu trop humide (19%). Même en récoltant le plus tard possible, le miel de fin d’hivernage est toujours trop humide. J’espère améliorer cela en trouvant un meilleur moyen de protéger les ruches, car l’humidité nocturne et la rosée matinale de cette saison n’aident pas les abeilles à déshumidifier correctement.

Nous avons aussi eu la chance de trouver deux types de miel dans une même ruche : le miel d’Hyptis jaune d’or et ce miel rouge formidable au goût de confiture de cerise… un mystère encore non résolu !

Malheureusement, en saison sèche, alors que nous avons l’habitude de faire une deuxième récolte, les ruches étaient complètement sèches…

En tout cas la bonne récolte de décembre m’aura permis de réserver la part due aux premiers parrains et marraines. J’ai donc pu honorer ma contrepartie cette année en profitant de mon voyage en France au mois de juin pour faire une distribution de bouteille de miel. Les retours que j’ai reçus ont été vraiment encourageant et je vous en remercie vivement.

Que ceux qui n’ont pas encore reçu leur bouteille se rassurent, elle arrivera à la prochaine récolte !

Miel d’Hyptis

Miel d’Hyptis

Miel rouge mystère

Miel rouge mystère

Millefeuille de miel d’Hyptis et de miel rouge sur un même rayon !

Millefeuille de miel d’Hyptis et de miel rouge sur un même rayon !

Apiculture, Saison 2020-2021
Je valorise maintenant au maximum le miel en rayon, bien que je galère à trouver un emballage adéquat

Je valorise maintenant au maximum le miel en rayon, bien que je galère à trouver un emballage adéquat

Quant aux autres produits de la ruche, je n’ai malheureusement pas pu faire grand-chose. J’ai pu récupérer plus de cire à partir des ruches désertées, en récoltant les rayons vides avant que les fausses-teignes ne s’y attaquent, mais la grande partie de la cire a été réutilisée pour faire des amorces.

La propolis, je la laisse pour le moment aux abeilles qui visiblement en ont grandement besoin pendant l’hivernage pour étanchéifier leur ruche. Mon test de grille à propolis n’a pas encore été satisfaisant, car même si les abeilles les propolisaient bien, la récolte des grilles sans congélateur pour rigidifier la propolis est impossible… j’ai encore du boulot de ce côté-là.

Une abeille prélève de la propolis sur une ruche désertée

Une abeille prélève de la propolis sur une ruche désertée

Une merveille architecturale ces rayons de cire !
Une merveille architecturale ces rayons de cire !

Une merveille architecturale ces rayons de cire !

Objectif n°6 : Impliquer des jeunes du village et partager mon expérience

Lorsque j’ai lancé mon appel au parrainage pour remplacer nos vieilles ruches, j’avais tête de recycler ces dernières et de les donner à des jeunes du village pour les initier à l’apiculture. J’ai surement été trop ambitieuse sur ce coup-là… d’une part la moitié des vieilles ruches n’a pas encore déserté et fonctionne toujours (heureusement pour nous !) et d’autre part les jeunes du village à qui j’en ai parlé n’ont pas été très réactifs. Il faut dire qu’ils sont tous très occupés par les travaux des champs à la période idéale pour débuter l’apiculture. Il va falloir que je trouve un meilleur moyen de les motiver… je ne désespère pas mais cela prendra surement plus de temps que prévu.

J’ai tout de même pu avoir un beau partage avec les enfants de l’école grâce aux deux ruches parrainées par Gabrielle, et à la visite d’Augusta et Benoît. Ces deux volontaires séjournant en Casamance sont venus me retrouver en décembre pendant une semaine et m’ont aidé à récolter. Nous avons ensuite préparé un atelier « Citronnade » pour les élèves, avec le miel issu des deux ruches de l’école. Nous avons également mis en bouteille une partie de la récolte pour les vendre au profit des élèves, ce qui a permis d’acheter du matériel d’entretien pour les classes.

Augusta et Benoît en tenue de combat

Augusta et Benoît en tenue de combat

Augusta récolte un rayon de miel entièrement operculé sur une ruche Warré

Augusta récolte un rayon de miel entièrement operculé sur une ruche Warré

Préparation de la citronnade

Préparation de la citronnade

A votre santé !
A votre santé !

A votre santé !

Le miel de l’école de Kourientine, vendu au profit des élèves

Le miel de l’école de Kourientine, vendu au profit des élèves

Je remercie Augusta et Benoît pour leur aide et leur précieuse compagnie en temps de « confinement » dans le pays. Je vous invite à consulter les activités de l’association qu’Augusta a créé en France « Oz’Ailes Colorées » qui propose des ateliers créatifs aux enfants lors des festivals.

Rédigé par Claire CLEMENT

Publié dans #Apiculture

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L
Ah chouette, on est dans la montagne et on est peuplé ;-)
En tout cas, merci pour le miel, il était très bon.
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